Face à de nombreux problèmes de gestion, le parc a annoncé sa fermeture définitive en décembre 2014. Depuis, la nature y a repris ses droits. Dana Tentea / Hans Lucas pour L'Express Article Abonné Dans un crissement de pneus, Tony gare son imposant pick-up blanc au milieu des graviers. Le claquement des portières et les rires de ses trois amis viennent briser le silence qui régnait depuis des heures sur le terrain vague, perdu dans les collines ardéchoises. Sous la chaleur écrasante de ce mois de juillet, le quadragénaire jette un regard désolé au décor qui l'entoure. "C'est vraiment triste", lâche-t-il dans un anglais approximatif. Devant lui se dresse un immense toboggan jaune, vieilli par le temps. Un hangar aux murs défoncés grince au loin, tandis que des restes de pancartes, de tuyaux et de carrelage jonchent le sol. A quelques mètres du petit groupe, un ancien bassin recueille une eau de pluie stagnante, souillée par des canettes de bière abandonnées et des résidus de terre. "Je ne risque plus de me baigner ici", plaisante Tony, consterné par l'état du lieu. Ce touriste belge ne reconnaît presque rien d'Aérocity, parc d'attractions ouvert en 1990, où il venait s'amuser en famille durant les vacances d'été. "Là-bas, il y avait des stands de jeux et de nourriture, se souvient-il, désignant de la main une allée détruite. Et là, un énorme avion qui faisait office de salle de cinéma." Pendant des années, un Breguet 941 a effectivement trôné sur la place principale du parc de loisirs, symbole du thème de l'aviation retenu par la direction pour se démarquer de ses concurrents. Aujourd'hui, l'emplacement est vide. Après vingt-cinq ans d'existence, plusieurs faillites, réaménagements et propriétaires successifs, Aérocity - devenu Parc Avenue en 2008 - a fermé définitivement ses portes en 2014. Et ses manèges et attractions d'eau, situées sur la commune de Lanas, en Ardèche, sont depuis à l'abandon. Le Disneyland ardéchoisPourtant, la promesse était belle - et ambitieuse. Car avant même le projet d'un parc à thèmes, l'Ardèche souhaitait tout simplement se doter... de Disneyland. "C'est comme ça que tout a commencé", raconte Pascal Terrasse, député de l'Ardèche de 1997 à 2007. En 1985, alors que Disney World lance un appel à candidature pour son projet de parc en Europe, le président de la chambre de commerce et d'industrie CCI du département, André Fargier, y voit une occasion unique de faire briller le sud de son territoire. Offre limitée. 2 mois pour 1€ sans engagement Etudes de marché et de faisabilité, cartes, estimations des coûts... L'homme et son équipe montent des dizaines de dossiers afin de convaincre l'entreprise américaine de s'installer sur le plateau dominant la vallée du Rhône, au-dessus de la commune de Bourg-Saint-Andéol. Mais la concurrence est rude. Et malgré les efforts de la chambre de commerce, Disney choisira le site de Marne-la-Vallée, en région parisienne. "Ça a créé une sorte de frustration du côté d'André Fargier, qui a passé les années suivantes à réfléchir à son propre parc d'attractions", se remémore Pascal Terrasse. Après un deuxième projet avorté, Fargier a finalement l'idée de fonder un parc plus petit, à proximité de l'aérodrome de Lanas, propriété de la CCI. "Le thème de l'aviation, unique en France, était tout trouvé", indique Jacques Reynaud, membre de la chambre de commerce durant trente-six ans et premier directeur du parc. En quelques mois, la CCI fait naître Aérocity. Des prêts bancaires sont négociés, une société anonyme - composée de la quasi-totalité des membres de la chambre et de différents partenaires extérieurs - est créée. Le 16 juin 1990, le parc ouvre ses portes. "Bide absolu""Au début, il y a eu un réel engouement. Tout le monde attendait Aérocity, voulait voir à quoi il ressemblait", assure Jacques Reynaud, qui indique y avoir accueilli jusqu'à 3 000 visiteurs par jour. Mais très vite, la chambre de commerce déchante. Le parc de 15 hectares n'attire pas autant de clientèle qu'espéré environ 60 000 visiteurs la première année, contre les 125 000 ambitionnés. "L'endroit est devenu un gouffre financier, ça a été le bide absolu", résume Pascal Terrasse. En 1993, faute d'investisseurs extérieurs, la CCI décide d'intégrer directement Aérocity dans son patrimoine, et éponge du même coup les 4 millions de francs de déficit par prélèvement sur ses fonds propres. "Au fil du temps, ces investissements sont devenus trop lourds pour la chambre, admet Jacques Reynaud. Gestionnaire de parc, c'est un métier. Ce n'était pas le nôtre." D'autant qu'à l'extérieur, le lieu ne brille pas par sa réputation. "Au temps d'Aérocity, je me rappelle d'accidents réguliers, de bras cassés, de blessures", témoigne un habitant de Lanas. "J'y suis allé quelques fois, mais les attractions n'étaient pas remises au goût du jour. C'était loin d'être génial", confirme un riverain de Lachapelle-sous-Aubenas, commune voisine du parc. Face au risque de faillite, la CCI finit par céder le parc à une entreprise privée. "On a confié ça à des gens du métier, qui ont essayé de reprendre l'affaire", conclut Jacques Reynaud. "Je ne m'y sentais pas en sécurité"Mais là encore, le parc ne parvient pas à convaincre les touristes. En 2002, après de nombreux problèmes de gestion et de sécurité, le site fait faillite. Il ne sera racheté que cinq ans plus tard par André Monfredo, ancien cadre de la grande distribution, qui le renommera Parc Avenue. Actuel propriétaire du lieu et contacté à plusieurs reprises, l'homme n'a pas souhaité répondre aux questions de L'Express. Mais le président du Syndicat national des espaces de loisirs, d'attractions et culturels, Arnaud Bennet, lui, est catégorique. "Je ne connais pas de parc de loisirs ayant connu une destinée aussi tragique que celle de Parc Avenue", commente-t-il. Car après six ans d'abandon, le travail est colossal. Et les investisseurs ne se bousculent pas. "Ce lieu a été repris par des gens qui ne connaissaient pas le métier, et qui ne se sont pas rendu compte des ressources financières nécessaires pour faire revivre un parc de cette envergure", estime Arnaud Bennet. "Depuis le début, ce projet a été mal pensé, mal financé, et mal géré", ajoute-t-il. Pendant huit ans, le parc réussit tant bien que mal à rester ouvert. Mais dans la région, les souvenirs des habitants sont amers. "Ce n'était pas très propre, les attractions étaient ringardes. Franchement, je ne m'y sentais pas en sécurité", raconte Sabrina, coiffeuse à Lachapelle-sous-Aubenas. Sur le site TripAdvisor, les derniers commentaires laissés par les visiteurs confirment. "Entretien pitoyable ! Prix exorbitant et prestation plus que médiocre", s'énerve ainsi un internaute. "Une personne est repartie en ambulance pour s'être ouvert le dos sur le toboggan pendant l'après-midi où nous y étions, raconte même un touriste. Il manque des millions d'euros d'investissement de la part de la direction, à fuir absolument !" conclut-il. "Un peu comme à Tchernobyl"Face à ces problèmes de gestion, le parc annonce sa fermeture définitive en décembre 2014. Depuis, la nature y a repris ses droits. A tel point que le site est devenu un lieu très apprécié des passionnés d'urbex dérivé de l'anglais urban exploration, une pratique consistant à visiter des lieux désertés par l'homme. "Un endroit comme ça, c'est rare", assure Adrien, Parisien de 25 ans passionné d'exploration urbaine. En 2017, le jeune homme s'est lui-même rendu sur les lieux pour découvrir ce qu'il restait de Parc Avenue. "C'était impressionnant de voir tout ce qui y avait été laissé en plan, un peu comme à Tchernobyl." A Lanas, le sujet reste tabou. Ni la maire PS du village, Marie-Christine Durand, ni l'actuel président de la communauté de communes CDC des Gorges de l'Ardèche, Luc Pichon, n'ont souhaité donner suite aux questions de L'Express. "Personne ne vous dira rien, parce que c'est une énorme épine dans le pied du territoire", estime un habitant de Lanas. "Reprendre Parc Avenue n'est pas une mince affaire", confirme Max Thibon, président de la CDC de 2014 à 2020, seul élu à avoir accepté de nous répondre. S'il assure que la communauté de communes souhaite bien racheter l'endroit pour y ouvrir "une zone artisanale et industrielle", il rappelle que les éventuels investissements y sont exorbitants. A elle seule, la rénovation du réseau d'eau coûterait par exemple plus de 1 million d'euros. A son départ, il y a un an, Max Thibon assure pourtant que le projet était "bien avancé", avec une promesse de vente à hauteur de "plusieurs centaines de milliers d'euros". "Je ne sais pas où ça en est depuis. A mon avis, le propriétaire tente de renégocier son prix", avance l'ancien président. En attendant, les riverains des communes voisines se languissent. "Pour moi, c'est un crève-coeur. Une verrue qui défigure le territoire", confie un habitant de Lanas. Résident de la commune depuis toujours, l'homme regrette un "incroyable gâchis". Les plus lus OpinionsLa chronique d'Albert MoukheiberAlbert MoukheiberLa chronique de Vincent PonsVincent Pons, avec Boris ValléeLa chronique de Marion Van RenterghemPar Marion Van RenterghemLa chronique de Sylvain FortPar Sylvain Fort
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